Très vite attiré par les pratiques artistiques, Jean-Marie Chartier suit la méthode Martenot dès son plus jeune âge. Il poursuit un cursus scolaire avec arts plastiques puis des études d'architecture, d'histoire de l'art et de philosophie.
En 1992, il rencontre Fabien Marchand, dit Fabàs, avec qui il crée le Popihardi, embryon de mouvement ou plutôt attitude velléitaire et dandy, reprenant des thèmes souvent provocateurs, parfois blasphématoires mais toujours emprunts de profonde mélancolie. Ils sont très vite rejoints par Julien Carreyn qui apporte à la pensée du trio une connotation fortement érotique. Le Popihardi a été très éphémère. Après quelques expositions collectives et personnelles, quelques recueils d'illustrations et surtout des excès en tous genres, Fabàs meurt, Julien Carreyn poursuit sa carrière de dessinateur à Paris et Jean-Marie Chartier, après une rapide activité dans le journalisme et la publicité, recentre son travail artistique sous un angle beaucoup plus contemplatif à travers des dessins basés sur l'imaginaire et l'observation de la nature.
En 1999, il part aux États-Unis où il développe ce travail, tant à l’échelle microscopique que macroscopique, sur la nature tout en découvrant l'importance de l'architecture et des grands espaces. Il y aura quelques expositions à Duluth, St Paul et Minneapolis notamment dans de grands entrepôts reconvertis en show room de déco et de design. Son travail prend alors l’apparence de grandes peintures acryliques représentant des intérieurs inspirés de l'esthétisme français des années 50, ouverts sur des paysages sauvages.
Faute de visa, il doit rentrer en France et s’installe à Bordeaux où il vit et travaille actuellement. Son travail pictural, constante introspection, consiste en une représentation figurative de la coexistence de l'extérieur, qu'il s’agisse d’architecture ou de nature brute, avec « l’intérieur » exprimant repli sur soi, timidité mais aussi méditation et contemplation. L’artiste travaille également sur une série de peintures mettant en scène des "ruines nouvelles", un kit popihardi de décoration et à l'élaboration d'un livre de recettes de cuisine, prétexte à un retour à l'illustration.